Musées
Palais
Mosquées
Eglises
Restaurants
Sports
Plages
Enfants


Centre d'Istanbul

Premier voyage à Istanbul
Low cost et vols de ligne
Hébergement
A voir / A faire

Visites guidées
Location de voitures  
Plans de ville et quartiers
Plan métro et tramway

Visites de quartier en groupe
Bosphore - Iles des Princes
Thrace - Dardanelles - Troade
Carte Turquie Ouest

Région Sud Marmara - Bursa
Musique en Turquie
Forum stambouliote en français
Recherches

       
Istanbul : N'en rêvez plus... Allez-y !
       

planbeyogluhotpt.gif (32850 octets)
La partie historique de Beyoğlu

Vieille ville de Galata

 

 

 
Sto Galata tha pyo krasi, sto Pera tha methiso

 Şarap içtim Galata'da, sarhoş oldum Pera'da

Galata présente deux caractéristiques majeures : c’est une ville dans la ville, et depuis sa fondation jusqu’au XXe siècle, une ville occidentale dans une ville orientale.

Quand les Paléologues récupèrent en 1261, leur capitale occupée par les Croisés et les Vénitiens depuis 1204, ils eurent besoin, pour faire face à la toute puissante Sérénissime, de l’aide de son ennemi héréditaire, la République de Gênes. L’alliance byzantino-génoise aboutit à une première concession accordée aux Génois pour bâtir une cité sur l’autre rive de la Corne d’Or. Un premier établissement en bord de mer, entouré d’une palissade, se développe par concessions successives vers la colline. La Tour du Christ (actuelle Grande Tour de Galata) est implantée au point de rupture de la pente et ainsi se constitue de proche en proche une colonie génoise.

C’est une vraie ville occidentale, avec ses murailles, ses hautes maisons en pierre, ses rues rectilignes et parallèles, l’ensemble constitué par les églises Saint-Dominique et Saint-François de part et d’autre de la cathédrale Saint-Michel, en bordure de la place centrale ou se tient le marché. La rue principale part de la Tour, passe devant les maisons patriciennes accrochées à la pente et la loggia du podestat ou se réunissent les marchands, puis coupe la place de la cathédrale pour descendre jusqu’à la mer, à l’endroit le plus étroit de la Corne d’Or où s’effectue la traversée vers Constantinople. C’est l’actuelle rue Persembe Pazari le long de laquelle ont peut encore voir les dernières “maisons franques”, des maisons en pierre des XVIIe et XVIIIe siècles, qui étaient habités par des étrangers (des Francs), mais surtout l’ancien tribunal génois et l’ancienne prison, (XIIIe siècle).

tourgalata01.jpg (8358 octets) portgen2.jpg (10275 octets) galatatour3.jpg (5047 octets)   tourgalata03.jpg (10255 octets)

Au niveau de la place centrale, cette rue, perpendiculaire à la mer, est coupée par le second axe important de Galata, parallèle au rivage qui va de la porte de l’Arsenal à la porte de Tophane (Fonderie de canon, actuellement le centre culturel Mimar Sinan, Beaux-arts).

Les Génois restent spectateurs du siège de Constantinople par les Ottomans, et signent un acte de reddition qui garantit non seulement leurs personnes et leurs biens, mais leur donne aussi le droit de conserver leurs églises et leur accorde une quasi autonomie.

Les Ottomans transforment peu après l’église Saint-Dominique en mosquée, l’actuelle mosquée des Arabes ou Arap Camii, pour installer autour un quartier d’ouvriers et des chantiers navals et surtout, les réfugiés maurisques d'Espagne, mais sera l’unique empiètement pour longtemps, les grandes mosquées bâties de ce côté de la Corne d’Or (Sokollu Mehmet Pacha en 1576, Kiliç Ali Pacha en 1580) l’étant à l’extérieur de la muraille de Galata.

Et les voyageurs s’étonnent d’entendre fêter bruyamment le carnaval ou de voir se promener des processions de flagellants dans la ville “franque”.

Galata se présente sans doute aux yeux de l’administration ottomane comme un ghetto latin. C’est là qu’on installe les ambassades chrétiennes au fur et à mesure de leur arrivée dans la capitale, à l’exception de celle de l’Empereur germanique, le seul qui pourrait prétendre à l’égalité avec le sultan, qui loge à Constantinople. C’est là qu’on boit le vin à volonté dans les tavernes grecques où viennent aussi les Turcs qui traversent la Corne d’Or. C’est là aussi que se fait le commerce avec l’Occident. Les Levantins de Galata sont des courtiers, les intermédiaires privilégiés de l’Europe, et quand la puissance de celle-ci s’affirme, Galata cesse d’être un ghetto pour devenir le cœur économique de la ville.

Les prêteurs grecs, arméniens ou juifs du gouvernement ottoman en difficulté, les banquiers de Galata s’y installent tout naturellement, et quand, avec la guerre de Crimée en 1853, l’Empire ottoman est placé sous tutelle économique de l’Europe occidentale, c’est Galata qui aura sa rue des banques en même temps que la première municipalité de l’empire.

Pressée par les ambassadeurs étrangers d’établir des services municipaux dans la capitale, l’administration ottomane divise la ville en quatorze cercles et instaure une “municipalité-modèle”, pour le seul sixième cercle, c’est-à-dire Galata et Péra. Le premier conseil municipal, composé en grande partie de chrétiens et de juifs, avec la participation à titre consultatif d’étrangers établis dans la ville, décide de paver les rues, de démolir les murailles et d’ouvrir une voie carrossable pour gravir la pente entre le rivage et la Grand-Rue de Péra, (l’actuelle İstiklal Caddesi). C’est sur cette rue dite rue des Banques, aujourd’hui Voyvoda Caddesi, empruntée par les premiers tramways hippomobiles (1869) que s’installera la Banque Impériale Ottomane, organisme franco-anglais, bientôt suivi par les autres établissements bancaires comme celui des Camondo, bordé par l’élégant escalier “baroque” du même nom qui gravit la ruelle latérale. Un funiculaire, dit aussi métro, le célèbre “Tünel” ou “tunnel”, relie depuis 1871 Galata à Péra.

quai.jpg (33241 octets) cvrustem1.jpg (47139 octets) ruegalata.jpg (31023 octets) pontgalata01_2.jpg (7906 octets)
galataoranges2.jpg (54018 octets) citefransez.jpg (30430 octets) hopanglet.jpg (33333 octets) galata.jpg (21400 octets)

Autre caractéristique occidentale, la “fuite” du centre de Galata : les premiers immeubles de rapport se déplacent de Galata à Péra (Beyoğlu), et ensuite au-delà de la place du Taksim, en laissant derrière eux des quartiers dégradés, progressivement occupés par l’artisanat et les migrants ruraux. Ce processus amorcé dès les premières années de la République est déjà accompli en ce qui concerne Galata, au cours des années 50. Toutefois, l’ancienne cité génoise conserve son site exceptionnel, sa situation de passage obligé vers la vieille ville de Stamboul, et abrite toujours les sièges des banques. Une réhabilitation a commencé dans les années 1990 et commence à porter ses fruits (la Banque Ottomane, le musée Juif, la synagogue Schneider, la Maison Camondo, le passage Salonique, l'église St-Benoît, la prison anglaise, etc.).

Panoramaverymini.jpg (20798 octets)
Panorama de la tour de Galata

Carte de Turquie / Plan du métro

 

 

Ne copiez pas ce texte

A voir à Galata : Fontaine des Tulipes, mosquée des Arabes, église St Pierre et St Paul, église St Benoît, synagogues Schneider, Russe, Italienne, Neve Shalom, musée Juif, mosquée Souterraine, escaliers Camondo, prisons anglaise et italienne, maisons franques, podestat génois, églises St Georges, St Grégoire, St Nicolas, le temple de Crimée, le patriarcat de l'Eglise orthodoxe turque, les églises russes suspendues, le passage Français, le bazar de Galata, la Tour de Galata, la porte St Georges, la maison Freige, les appartements Barnathan, le passage Salty, la maison natale d'André Chénier, la Banque Ottomane le Tünel, le marché aux Poissons de Karakôy, la maison Helbig, le Tekké des derviches tourneurs, le passage Salonique, etc.


Palais / Mosquées / Eglises / Synagogues / Musées / Mausolées / Couvents de derviches Ruines byzantines / Cimetières Yalı / Visite guidée du quartier / Autres quartiers

Aidez-nous à améliorer cette page

 

istanbul Guide.net

1999-2012 © Copyright Istanbulguide.Net - R. Tomaselli
Aucune contrefaçon ne sera tolérée y compris pour
les pages qui ne sont plus affichées sur notre site
Sauf mention contraire, photos : Roxane Photo http://www.istanbul-photos.com/
D'autres photos sont disponibles également pour le journalisme sous :
http://www.istanbul-photos.com/photos.php
 -
http://www.turquie-photos.com/ et http://www.turquie-photos.com/photos.php

Adresse postale : Bahtiyar Sokak 2/6, Nişantaşı