Musées
Palais
Mosquées
Eglises
Restaurants
Sports
Plages
Enfants


Centre d'Istanbul

Premier voyage à Istanbul
Low cost et vols de ligne
Hébergement
A voir / A faire

Visites guidées
Location de voitures  
Plans de ville et quartiers
Plan métro et tramway

Visites de quartier en groupe
Bosphore - Iles des Princes
Thrace - Dardanelles - Troade
Carte Turquie Ouest

Région Sud Marmara - Bursa
Musique en Turquie
Forum stambouliote en français
Recherches

       
Istanbul : N'en rêvez plus... Allez-y !
       


Eglise du Sacré-Coeur dans le quartier de Gümüşsüyü à Istanbul
(Eglise assyrienne catholique)

Les Araméens

 

 

 

 

 

 

Ethnologie
Les différents termes utilisés pour nommer les Araméens, ne donnent qu’une différence religieuse, mais pas ethnique. Leur territoire ancestral est divisé entre plusieurs pays : Turquie, Syrie, Iraq. Les déplacements de population, surtout au XIXe et au XXe siècle, pendant les guerres, ont formé d’importantes communautés en Iran, au Liban et en Arménie, de plus petites en Jordanie et en Israël. On compte également d'autres petites communautés à l’Est de la Turquie, en Géorgie, en Palestine, à Chypre et en Azerbaïdjan. La diaspora est nombreuse en Russie, aux Emirats-Arabes-Unis, aux Etats-Unis et en Europe occidentale (France, Suisse, Belgique, Suède, Allemagne).

Dans leur sphère d’origine, les Araméens chrétiens ne sont majoritaires que dans la région de Mossoul en Iraq. En Turquie, ils sont encore nombreux dans la région de Mardin et à Istanbul (hors de leur région d’origine), tandis que ceux de la région d’Alexandrette Antioche sont complètement arabisés depuis des siècles et la langue n’a pas survécut.

Les différents termes utilisés pour les Araméens sont :
Assyriens = Syriens (ne pas confondre avec les habitants de la Syrie)
Assyriens jacobites = Syro-jacobites
Assyriens orthodoxes = Syro-orthodoxes
Assyriens catholiques = Syro-catholiques
Assyro-chaldéens = Chaldéens
Nestoriens
Maronites
Melkites catholiques
Melkites orthodoxes


Les Araméens chrétiens se dénomment eux-mêmes "Surayeh" et appellent traditionnellement leur langue "Sureth". En turc ils sont nommés "Süryani" et leur langue le "Süryanice" ou "Aramca".
Le terme Assyrien est très proche du terme indigène Surayeh, mais date du XIX° ou du XX° siècle, sur une initiative protestante et est depuis appliqué en générale aux Nestoriens, parfois aux Syriens orthodoxes (jacobites), voire aux catholiques syriens.
Le terme chaldéen a une origine purement occidentale et c'est l’Eglise romaine qui l'a diffusé auprès des autochtones afin de différencier ses fidèles de ceux demeurés nestoriens.
Après leur conversion au christianisme, les Araméens occidentaux optèrent pour l'orthodoxie avec le grec comme langue religieuse : ce sont les melkites, dont une fraction se rallia au catholicisme au XVIIIe siècle. Un petit groupe d'Araméens orientaux, les maronites, n'acceptèrent pas l'orthodoxie, adoptèrent le monothélisme puis, à partir des croisades, se rallièrent au catholicisme. Cependant, les maronites avaient adopté et ont conservé comme langue religieuse le syriaque-édessénien qui est un dialecte araméen oriental.

Les Araméens orientaux adoptèrent le christianisme mais refusèrent l'orthodoxie.
Ceux qui étaient dans l'Empire byzantin créèrent l'Eglise syrienne-jacobite qui se rattache au monophysisme. Au XVIIIe siècle, une fraction de l'Eglise syrienne se rallia au catholicisme : c'est l'Eglise syrienne-catholique, principalement formée par des émigrés au Liban et en Syrie occidentale.
Ceux des Araméens orientaux qui étaient dans l'Empire persan créèrent l'Eglise nestorienne. A partir du XVIe siècle, une fraction des nestoriens se rattacha au catholicisme : c'est l'Eglise appelée chaldéenne.

La langue et l’écriture
L’araméen oriental (syriaque-édessénien) est appelé traditionnellement sureth : provenant du fait que cette langue aurait été apportée par des missionnaires venus de Syrie, parlant le syriaque, mais l'araméen était parlé dans cette région bien avant l'apparition du syriaque proprement dit, et les Chaldéens d'aujourd'hui ne sont pas plus particulièrement descendants des Assyriens que les populations qui les entourent.
Le dialecte syriaque-édessénien fut une grande langue littéraire, et demeure la langue religieuse de ces quatre Eglises (Syrienne-jacobite, Syrienne-catholique, nestorienne, chaldéenne-catholique).

Du point de vue de la langue, la situation peut se résumer ainsi : d'une part le syriaque-édessénien, araméen médiéval d'Edesse (l'actuelle Urfa), langue littérale et liturgique, utilisée par toutes les Eglises du Proche-Orient et d’Anatolie (sauf les Grecs, les Turcs et les Arméniens). D'autre part les différents dialectes qui forment la langue parlée moderne, sentie comme issue du syriaque oriental.
Dans la partie occidentale, en Syrie et au Liban, il reste quelques traces d'un araméen occidental moderne, mais a complètement disparut de la région d’Antioche (Turquie).

Les Araméens orientaux sont de loin les plus nombreux : on les trouve de façon très homogène dans le Tur Abdin, région de Mardin et de Midyat (en Turquie), dans le Hassetché syrien, le nord de l’Iraq, en Arménie et le Rézayèh iranien, sans compter les importantes communautés établies dans les grandes villes : Diyarbakir, Istanbul, Bagdad, Téhéran, Erivan et en diaspora : Paris, Toulouse, Grenoble, Liège, Lucerne, Stockholm, etc.

Les Syriens (jacobites et catholiques) adoptèrent une écriture et une prononciation différentes appelée "syriaque occidental" en opposition au "syriaque oriental" ou "chaldaïque" des Nestoriens ou Chaldéens (Orientaux).
Il faut éviter soigneusement de confondre "araméen occidental" avec "syriaque occidental" : le syriaque occidental est la variante occidentale de l'araméen oriental, et les jacobites du Liban sont des Araméens orientaux émigrés à l'ouest.
La partie sud du domaine araméen oriental adopta massivement l'islam ou l’alévisme et la langue arabe; seuls subsistent les Mandéens (qui se nomment eux-mêmes Nasorayè : disciples de Jean-Baptiste non ralliés au christianisme) et parlent toujours leur dialecte archaïque.

Avant l'ère chrétienne, la langue araméenne se subdivise en deux domaines, araméen oriental et araméen occidental, séparés par le désert de Syrie et le cours supérieur de l'Euphrate.
a) Les Araméens occidentaux : parmi les dialectes attestés (et disparus) : le nabatéen, le palmyrénien, le palestinien. Au XVIIIe siècle les derniers villages libanais parlant araméen occidental passèrent à l'arabe. Il subsiste encore aujourd'hui 3 villages parlant l’araméen occidental (en Syrie, au nord de Damas) : 2 villages musulmans, 1 village chrétien melkite (Mallula).
b) Les Araméens orientaux : parmi les dialectes connus : le harranien (disparu), le syriaque-édessénien (Edesse – Urfa, Turquie), le babylonien (documents talmudiques, mandéens).
Une seule question de fond reste non résolue : y avait-il une ou deux nations (une ou deux langues) araméennes ? Mais la question est probablement résolue en pratique : les Araméens occidentaux sont définitivement arabisés, et il ne reste aux habitants des trois villages subsistants qu'à choisir entre l'arabe et l'araméen oriental.

Les Araméens ne sont pas Kurdes
En effet, les nationalistes kurdes ont toujours considéré les Chaldéens comme des "Kurdes chrétiens", leur reconnaissant malgré tout une certaine originalité culturelle, tandis qu'eux-mêmes voulaient être reconnus comme une nation parlant sa propre langue. Ceci n’a pas empêché de persécuter les Chaldéens de Turquie et d’Iraq jusqu’à ces dernières années.
Kurdes chrétiens ? On en trouve effectivement, mais ils ne sont pas Araméens pour autant, leur langue est le kurmanci. Enfin, l’araméen est aussi parlé par un certain nombre de musulmans et d’alévis. Outre ces exceptions, il faut compter les juifs montagnards iraquiens, qui parlent aussi l'araméen.

 

 

Ne copiez pas ce texte

Index "People"
 
Religions / Communautés en Turquie /
Musique de Turquie


Palais / Mosquées / Eglises / Synagogues / Musées / Mausolées / Couvents de derviches Ruines byzantines / Cimetières Yalı / Visite guidée du quartier / Autres quartiers

Aidez-nous à améliorer cette page

 

istanbul Guide.net

1999-2012 © Copyright Istanbulguide.Net - R. Tomaselli
Aucune contrefaçon ne sera tolérée y compris pour
les pages qui ne sont plus affichées sur notre site
Sauf mention contraire, photos : Roxane Photo http://www.istanbul-photos.com/
D'autres photos sont disponibles également pour le journalisme sous :
http://www.istanbul-photos.com/photos.php
 -
http://www.turquie-photos.com/ et http://www.turquie-photos.com/photos.php

Adresse postale : Bahtiyar Sokak 2/6, Nişantaşı